1Ville historique de l’actuelle République du Bénin, Ouidah est distant d’environ 42 kilomètres de la capitale économique Cotonou. Cette ville est née de la migration des peuples Houéda.
Ouidah est limité au Sud par l’0céan Atlantique, à l’Est par la commune d’Abomey-Calavi, à l’Ouest par la commune de Grand-Popo et au Nord par l es communes de Kpomassè et de Tori-Bossito. Elle jouit d’un climat soudano-guinéen, caractérisé par deux saisons sèches. La température est de 24 à 33°C en saison des pluies et de 23 à 33°C pendant la 

mouvements migratoires des populations de pêcheurs installées aux Aguégués. Néanmoins, en se référant à la tradition orale, l’on peut établir le peuplement de cette localité comme suit :
 Le fondateur des Aguégués reste incontestablement le roi Sôholou Agban Linze, intronisé roi des « toffinous » par Dê-Hakpon sur les consignes de son père Tê-Agbanlin, originaire lui-même d’Adjahoungon (Tado). Sôholou arriva avec les premiers migrants dans le delta du fleuve Ouémé vers la moitié du XVIIe siècle et se fixa d’abord à Ahouansori-Ague (périphérie nord de Cotonou) ensuite à Sô-Ava et enfin sur le territoire actuel des Aguégués.
 Environ deux décennies après la fondation des Aguégués, un autre mouvement migratoire d’agriculteurs (les ouéménous), fuyant les attaques du Roi d’Abomey en 1708 (leur Roi Yahassa a enregistré une défaite face à celui d’Abomey à Lissèzoun, Département du Zou) se fixa sur la rive gauche en descendant le fleuve Ouémé, avec à leur tête ZOUNGLA, le deuxième fils du roi Yahassa.
 Zoungla reconnu Roi par ses compagnons se réfugia dans la forêt de Bamê (Bamèzoun) où il installa son palais, mais il n’empiéta pas sur le territoire de Sohôlou.
 Le découpage territorial a réuni le royaume de Sohôlou et celui de Zoungla en une entité qui constitue l’actuelle commune des Aguégués.
 
Attraits touristiques
Les Aguégués disposent de magnifiques sites naturels, historiques et culturels. Après avoir contemplé l’immensité de l’eau et la beauté du paysage sur la voie conduisant aux Aguégués, le visiteur est accueilli par le style original de l’habitat et le charme de la flore.
Le touriste a la possibilité de visiter les monuments historiques et culturels, les sites comme l’épave du navire de guerre, la place Goukoun, les forêts Kodjizoun et Bamèzoun etc.
Aguégués, c’est également des paysages charmants et pittoresques dans un cadre féerique. Ces attraits touristiques font des Aguégués une cité originale et intéressante à visiter.
 
Quelques sites touristiques
Existence de plusieurs plans d’eau (plus importants du pays) ; les forêts sacrées (Bamèzoumè, Kojizoun, Wandja, Linkanzoun) ; les cases sur pilotis ; la place historique ; la place Goukon ; les danses folkloriques sur l’eau ; les courses à pirogue…

Circuits touristiques
Pour jouir pleinement des attraits touristiques, deux principaux circuits sont proposés aux visiteurs :
 Le premier est dénommé «  Remontée de l’Ouémé  ». Le visiteur qui veut remonter l’Ouémé peut choisir entre :

 

  • Un circuit long : Djassin-Canal de Totchè-Zoungamè-Houédomè-Avagbodji avec une possibilité de prolongement sur Hêtin-Sota (Source thermale),

  • Deux circuits courts :

 

  • Djassin-Donoukpa-Houédomey-Goukon

  • Djassin-Goukon-Wandja-Canal de Totchè.

 Le second circuit dénommé «  Randonnée Lacustre  » suit l’itinéraire : Djassin-Canal de Totchè-Lac Nokoué-Ganvié.

OUIDAH

 

Avec une superficie de Cent Trois (103) km², la commune lacustre des Aguégués est un ensemble d’îlots d’accumulation alluviale logé dans la partie basse du fleuve Ouémé et submergé par les crues pendant trois à cinq mois par an.

Historique
En matière d’aperçu historique, il y a lieu de noter qu’il existe très peu d’écrits sur les 

 

 

saison sèche.

Les Origines
Le nom de cette ville résulte en fait de la mauvaise prononciation par les Européens du mot Houéda ou Xwéda, nom du groupe ethnique adja qui, au cours d’un long processus migratoire amorcé depuis Tado, s’est installé au XVè siècle sur les rives du lac Ahémé. L’ethnie Houéda, sous la conduite de son chef Ahoho, fonda le royaume Houéda de Sahé dont la capitale Savi ou Xavier, à la fin de la première moitié du XVIè siècle, était située à 8 km au nord de l’actuelle ville de Ouidah. L’histoire de ce royaume reste encore assez mal étudiée. On sait seulement que l’importance de sa capitale Savi sera vite amoindrie par l’essor économique considérable connu par Ouidah à partir du XVIIèsiècle, grâce au commerce et aux échanges de toutes sortes qu’elle entreprendra avec les Européens. Si Ouidah est la déformation de l’ethnonyme Houéda, le vrai nom de cette ville est Glexwe ou Gléhoué. La tradition rapporte que le chef Ahoho construisit dans ses champs proches de l’Atlantique une résidence secondaire champêtre pour s’y reposer. Plus tard, Glexwe deviendra Ouidah. A Ouidah, on peut visiter le Port négrier, la route de l’esclave, le cimetière militaire français. La mémoire de la traite négrière reste vivante dans cette ville.

Le Port négrier
La ville de Ouidah est connue pour le rôle principal qu’elle a joué dans la traite des esclaves au cours des XVIIè , XVIIIè et XIXè siècles, où presque un million de noirs ont été embarqués sur des navires et, depuis la plage de Ouidah, transportés à travers l’Atlantique. A l’origine, Ouidah (autrefois Gléwé) n’était qu’un petit village dans un petit royaume de Xwéda, qui parvenait à subvenir aux besoins de ses habitants grâce à l’agriculture, la chasse et la pêche dans les lagunes côtières – loin des dangers de la mer et des marées.

Les sites culturels et touristiques
Le Bureau de la Douane pendant la période coloniale (1894 – 1960), la douane prélevait des taxes sur les exportations (notamment l’huile de palme) et les importations menées par les sociétés et opérateurs économiques africains. Par contre, la France et la plupart de ses compagnies faisaient le commerce sans frais de dé douane dans la colonie du Dahomey.

Le Bureau du Commandant de Cercle
Pour mettre fin à la royauté du Danxomè qui survivait à la colonisation, l’administration coloniale procéda en 1895 à un découpage territorial. La colonie fut divisée en cercles, subdivisions et cantons qui équivalaient respectivement aux régions, communes et arrondissements.
Le commandant du Cercle de Ouidah recevait des ordres du gouverneur de la colonie. Aussi, lui rendait-il compte de ses activités. Le bâtiment aujourd’hui dénommé Maison Cori fut construit entre 1930 et 1940 pour abriter son bureau jusqu’en 1956, année à laquelle les cercles dévinrent des préfectures. Les préfets français qu’avaient connus Ouidah y avaient également travaillé. Après l’indépendance en 1960, l’administration locale et les services déconcentrés de l’Etat l’avaient occupé.

La résidence du commandant de Cercle
Construit vers la fin du XIXè siècle, ce bâtiment doté d’une charpente en fer préfabriquée avait servi de résidence pour le Commandant du Cercle de Ouidah. Celui-ci vivait au premier étage, le second abritant les chambres de passage de ses hôtes de marque. Il avait ses bureaux au rez-de-chaussée jusque vers 1940.

L’hôpital de Ouidah
 
Dans le but de lutter contre le paludisme, la mortalité infantile, la diarrhée, le choléra, la variole et d’autres maladies qui sévissaient dans la région, l’administration coloniale créa au début du XXè siècle l’Hôpital de Ouidah. Au départ, les médecins étaient des blancs. Certains malades doutaient de l’efficacité de leurs soins, mais souvent admis de force dans ce complexe sanitaire. Restauré et transformé en un centre de gérontologie, cet hôpital abrite de nos jours des bâtiments construits vers 1920. Ils avaient servi de maternité, bloc opératoire, dispensaire, bloc administratif, etc.

La gare ferroviaire
Le réseau ferroviaire devint une réalité au Dahomey à partir de 1902 avec l’installation à Cotonou des premiers rails sur lesquels circulaient des trains à charbon et à deux conducteurs. Peu après, l’administration coloniale créa une ligne presque parallèle aux côtes pour développer le transport en commun et faciliter l’acheminement vers le wharf de Cotonou des produits d’exportation dont notamment l’huile de palme.
La gare ferroviaire de Ouidah desservait jusqu’en 1988 la ligne Cotonou – Pahou-Ouidah. Malgré la suppression de cette ligne, le site abrite de nos jours des bâtiments industriels construits entre 1925 et 1935 pour servir d’administration, de centre commercial et de résidence.

Le trésor public
La Maison du Brésil fut édifiée vers 1930. Pendant la période coloniale, elle avait abrité les services du Trésor public du Cercle de Ouidah. Ainsi, les fonctionnaires y venaient percevoir leurs salaires. Le trésor public assurait toutes les transactions des finances publiques et offrait également un service d’épargne très sollicité par les Français en mission dans le cercle de Ouidah. Restauré entre 2001 et 2003, le bâtiment est dénommé Maison de la Mémoire, espace devant abriter une banque de données et des activités relatives à la traite transatlantique. Elle va accueillir la Maison du Brésil au Bénin.

Le tribunal de Ouidah
La colonie du Dahomey était régie par les lois de la métropole et des arrêtés pris au niveau de la colonie ou du gouvernement de l’Afrique Occidentale Française (AOF).
Ce bâtiment fut construit vers 1900 pour abriter le Tribunal de Ouidah qui résolvait les contentieux dans le cercle de Ouidah. Peu utilisé à cette fin, il avait servi de lieu d’enrôlement pour les militaires, de centre de vulgarisation agricole, etc.

Le cimetière militaire français
Créé vers 1892 pendant la guerre de conquête du Danxomè par la France, le Cimétière militaire Français comporte deux parties. Dans la première partie étaient inhumés les membres des familles catholiques qui, à cause de leur conversion et des raisons hygiéniques, ne continuaient plus comme les autres « indigènes » à enterrer leurs morts dans les maisons. Il s’agissait surtout des familles afro-brésiliennes. Dans la seconde partie étaient inhumés les soldats français et autres guerriers africains (Sénégalais, Gabonais, etc) qui avaient péri au cours de la conquête (1892 – 1894) ou lors des résistances et soulèvements survenus dans la colonie du Dahomey.

Dangbéhoué : Le temple des Pythons
Le python représente l’animal totémique des Hweda et bénéficie d’une vénération depuis le XIVè siècle. Le premier temple des pythons aurait été érigé à Savi et aurait subi plusieurs déménagements avant d’être définitivement fixé à Dangbéhoué. Tous les sept ans, une procession se déroule lors de Dangbe-Gozen qui est une cérémonie de purification conduite par Dangbenon (le chef du temple des pythons).

La Forêt sacrée
Cette forêt aurait été sacralisée vers la fin du XVIIè siècle par Kpassè (le troisième roi de Savi). Elle comporte de nombreux arbres divinisés dont celui qui matérialise le roi Kpassè déifié. En 1920, le capitaine de l’armée coloniale, Jean Adjovi, construisit un bâtiment au milieu de sa clairière en raison de l’importance que revêt cette forêt pour la communauté Hweda et surtout la collectivité Adjovi. Deux grandes cérémonies rituelles s’y déroulent périodiquement. Le Gozin qui concerne toute la population et qui dure une dizaine de jours et l’intronisation du chef de la collectivité Adjovi.

 

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